Comment traduire un PDF de l’anglais vers le français
Dans « Traduire le PDF », passez la « Langue cible » de « anglais » à « français ». Seule la couche de texte est traduite : faites d’abord passer un scan par OCR PDF, et la traduction s’imprimera sur un aplat couleur papier qui masque chaque ligne d’origine.
Ouvrez Traduire le PDF, importez le document anglais et vérifiez deux champs avant de lancer le traitement : « Langue source » et « Langue cible ». L’outil remplace le texte de chaque page par sa traduction et s’efforce de laisser chaque bloc à sa place, mais il ne travaille que sur le texte que l’on peut sélectionner dans le PDF.
Voici les étapes, le comportement de l’outil avec les pages scannées, le sens des avertissements et les points à contrôler dans le fichier final avant de l’envoyer.
Vérifier que le fichier contient du texte
Ouvrez le PDF dans n’importe quelle visionneuse et essayez de sélectionner une phrase à la souris. Si des mots isolés se surlignent, le fichier possède une couche de texte et peut être traduit directement. Si toute la page se sélectionne comme une image, ou si rien ne se sélectionne, il s’agit d’un scan ou d’une photo.
Dans un fichier mixte, contrôlez chaque partie séparément : le texte principal peut avoir été saisi dans un éditeur et l’annexe, scannée. Le traducteur procède ainsi :
- s’il y a autant de pages scannées que de pages de texte, ou davantage, la tâche échoue avec un message indiquant que le PDF n’a pas de couche de texte ;
- s’il y a moins de pages scannées, les pages de texte sont traduites et les pages-images reviennent inchangées, en anglais.
Le texte contenu dans les images n’est pas traduit non plus sur les pages de texte : schémas, captures d’écran, logos et inscriptions sur les photos restent tels quels.
Choisir les langues : la cible par défaut est l’anglais
C’est le piège le plus fréquent. Dans le champ « Langue cible », la valeur « anglais » est sélectionnée au départ. Si vous la laissez, un document anglais est « traduit » en anglais et vous obtenez presque le même fichier.
1. Importez le PDF dans l’outil. 2. Dans « Langue source », choisissez « anglais ». L’option « détection automatique » convient aussi pour un texte courant, mais un choix explicite est plus sûr pour les libellés courts et les documents qui mélangent les langues. 3. Dans « Langue cible », choisissez « français ». 4. Cliquez sur « Traiter le fichier » et attendez le résultat. 5. Téléchargez le PDF et enregistrez-le sous un nom différent de l’original, par exemple avec le suffixe « FR ».
Outre l’anglais et le français, les listes proposent le russe, l’allemand, l’espagnol, le portugais et l’hindi.
Ce que devient la mise en page
Le traducteur supprime le texte d’origine d’un bloc et écrit la traduction dans la même zone de la page. La couleur, la taille approximative des caractères, le gras et l’italique, l’alignement et le style de police (avec ou sans empattement) sont repris de l’original. Les images, les traits et les bordures de tableau ne sont pas modifiés.
Le français est généralement plus long que l’anglais. Si la traduction ne tient pas dans le cadre d’origine, la police de ce bloc est réduite jusqu’à ce qu’elle y entre. Dans les colonnes étroites, les cellules et les notes de bas de page, les lettres peuvent donc devenir nettement plus petites que leurs voisines. Vérifiez la lisibilité de ces zones à part, avec un zoom.
Scans : d’abord l’OCR, ensuite la traduction
Le traducteur ne peut pas lire un scan sans couche de texte : reconnaissez donc d’abord le fichier dans OCR PDF en choisissant l’anglais comme langue d’OCR. L’OCR laisse l’image de la page telle quelle et y ajoute une couche de texte invisible (voir le guide sur la reconnaissance de texte dans les scans). Importez ensuite le PDF reconnu dans « Traduire le PDF » et choisissez les langues comme décrit plus haut.
Les lettres anglaises d’un scan sont des pixels de l’image : on ne peut pas les supprimer comme du texte. Le traducteur couvre donc chaque ligne reconnue d’un aplat de la couleur du papier (relevée sur les pixels autour de la ligne) et imprime la traduction par-dessus en noir, ou en blanc sur un fond sombre. Ainsi, le texte français ne chevauche pas l’anglais.
À garder en tête :
- L’aplat est un rectangle plein de la taille de la ligne ou du paragraphe. Il masque aussi tout ce qui se trouvait sous le texte dans l’image : soulignements, tampons, signatures, traits de tableau.
- Sur un fond irrégulier, comme un papier taché, un encadré coloré ou une photo, le rectangle peut se remarquer par une teinte légèrement différente.
- La couleur d’origine du texte n’est pas conservée : sur un scan, la traduction est toujours noire ou blanche.
- Le résultat dépend de la qualité de l’OCR. Les erreurs de reconnaissance passent dans la traduction, et ce que l’OCR n’a pas repéré (notes manuscrites, tampons, inscriptions dans les schémas et les photos) reste en anglais dans l’image.
- Les pages scannées qui ne sont pas passées par l’OCR ne sont pas traduites ; les règles de la première section s’appliquent.
Si vous n’avez besoin que du texte et non de la mise en page, il existe une autre voie : extrayez le texte reconnu en TXT avec PDF en texte et traduisez-le dans n’importe quel traducteur de texte. La mise en forme est perdue, mais rien n’est masqué et le texte se relit facilement à côté de l’image de la page.
Avertissements et erreurs
Il arrive que le service de traduction renvoie une réponse vide pour un bloc donné. Ce bloc reste en anglais, et le résultat s’accompagne d’un avertissement indiquant le nombre de blocs non traduits. Si la moitié des blocs ou plus n’a pas pu être traduite, la tâche ne produit pas de fichier et se termine par une erreur ; relancez-la plus tard.
Chaque exécution est limitée en nombre de blocs de texte, actuellement 900. Un bloc est un morceau de texte d’une même mise en forme : un paragraphe, un titre, une légende, une cellule de tableau. Un long rapport avec de nombreux tableaux peut atteindre ce plafond. Découpez-le avec Fractionner un PDF et traduisez chaque partie séparément.
Le traducteur ne peut pas ouvrir un fichier protégé par mot de passe. Si vous connaissez le mot de passe, retirez d’abord la protection avec Déverrouiller le PDF.
Vérifier la traduction sur un exemple concret
Supposons qu’une consigne indique « Store at 5 °C ». Le résultat français doit conserver le nombre 5 et l’unité °C, et toujours porter sur le stockage, par exemple « Conserver à 5 °C ». Une erreur dans une consigne courte peut peser plus lourd qu’un style maladroit dans un long paragraphe.
Comparez ensuite les noms, références et numéros de modèle. Un identifiant comme AB-120 doit être repris tel quel, et non traduit morceau par morceau. Soyez particulièrement attentif aux décimales, aux dates et aux négations : un « not » qui disparaît transforme une interdiction en autorisation. En français, la virgule sert de séparateur décimal ; vérifiez qu’un même tableau ne mélange pas « 2.5 » et « 2,5 ».
La traduction ne change pas le nombre de pages, ce qui facilite la comparaison page par page : ouvrez l’original et la traduction côte à côte dans deux fenêtres et faites-les défiler ensemble.
Parcourez toutes les pages en taille normale, puis agrandissez les tableaux contenant des valeurs importantes. Repérez trois signes typiques de problème : des phrases anglaises au milieu du texte français, une police minuscule et tassée, et des inscriptions qui chevauchent des images. Relisez à part les en-têtes de tableau et les libellés d’axes des graphiques : les expressions courtes sans contexte sont ce qu’une machine traduit le moins bien, et une erreur dans l’en-tête d’une colonne change le sens de toutes les valeurs en dessous.
Quand la traduction automatique ne suffit pas
La traduction automatique aide à comprendre une lettre, un manuel ou un article. Pour un contrat, un compte rendu médical, une norme technique ou tout autre document dont dépendent des décisions, la traduction doit être relue par une personne qui maîtrise les deux langues et le sujet. L’outil ne garantit pas l’exactitude juridique des formulations et ne confère aucun caractère officiel à la traduction.
Conservez l’original anglais à côté de la version française et envoyez les deux fichiers au destinataire s’il peut avoir besoin de les comparer. Avant l’envoi, relisez à part la dernière page et les annexes, que l’on oublie le plus souvent lors du contrôle.
Peut-on traduire un PDF scanné ?
Oui, mais reconnaissez-le d’abord dans « OCR PDF » : sans couche de texte, il n’y a rien à traduire. Après l’OCR, chaque ligne d’origine est couverte d’un aplat couleur papier, et la traduction s’imprime dessus. Vérifiez que les aplats n’ont pas masqué de tampons, de signatures ou de traits de tableau, et comparez la traduction avec l’original, car les erreurs de reconnaissance s’y retrouvent.
Pourquoi le fichier final est-il toujours en anglais ?
Le plus souvent, le champ « Langue cible » a gardé sa valeur par défaut, « anglais ». Choisissez « français » et relancez le traitement.
La mise en page des tableaux est-elle conservée ?
Les blocs restent à leur place, et les bordures et traits ne changent pas. Une traduction longue réduit la police pour tenir dans la cellule ; vérifiez donc les petits caractères et les valeurs des cellules.
Le texte des images et des schémas est-il traduit ?
Non. Les inscriptions dans les images, captures d’écran et logos restent dans la langue d’origine.
Que signifie l’avertissement sur les blocs non traduits ?
Le service n’a pas pu traduire certains fragments, qui sont restés en anglais. Si la moitié des blocs ou plus échoue, la tâche se termine par une erreur ; relancez-la plus tard.